samedi , 19 septembre 2020
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le « Cygne noir » : Livre de Nassim Nicholas Taleb

le « Cygne noir » : Livre de Nassim Nicholas Taleb

En dépit de toutes les supériorités dont l’humain est fier il demeure le plus souvent incapable de prédire l’avenir.

Nassim Nicholas Taleb auteur du livre «cygne noir» illustre ceci en donnant l’exemple du cygne noir. L’ancien monde avait toujours cru et ce depuis plusieurs siècles au fait que tous les cygnes étaient blancs. La découverte d’un cygne noir qui a coïncidé avec la découverte de l’Australie a été d’une grande surprise. A travers cet exemple l’auteur démontre que notre savoir reste limité et une seule observation est capable d’invalider toute une théorie ou une croyance.

 Par ailleurs l’auteur évoque ce qu’il appelle «la platonicité », concept qui s’applique à ceux qui confonde la carte et les territoires. Car l’humain a besoin de compresser l’information sous forme de carte ou de divers support pour s’en souvenir. Il a besoin de la compresser pour la traiter, pour l’appréhender. Ainsi, la meilleure technique de compression est de donner du sens à l’information, de lier l’information. Par conséquent, l’humain est programmé à lier les événements qui lui arrivent. Il cherche des relations de cause à effet dans tout ce qu’il voit, même si les événements n’ont aucun lien entre eux. Même le système judiciaire n’est pas épargné par ce principe, parce que l’humain à toujours tendance à chercher un coupable, un responsable. Alors que bien souvent, le responsable n’est que le hasard !

Dans son livre Le cygne noir, Nassim Nicholas Taleb distingue deux mondes régis par des statistiques différentes : le « mediocristan » et l’« extremistan ». Dans le premier monde, la « moyenne » joue un rôle essentiel et un individu a peu d’impact sur la masse. Pour instance, les statistiques liées au poids, à l’âge, à la taille, même le plus grand individu du monde ne suffit pas à faire varier la moyenne globale. Il influence peu. En revanche, dans le deuxième, l’« extremistan » qui fait référence à l’extrême, joue un rôle essentiel et un individu impacte fortement sur la masse. Pour instance, le nerf de la guerre qui n’est autre que l’argent. Même en sommant la richesse de toute une population, cette somme sera toujours perçue comme minime en comparaison avec la fortune de Bill Gates. Ce nouvel apport ne change pas seulement l’échelle mais tout le référentiel.

Dans un monde médiocre (d’où le nom du mediocristan), les extrêmes et les observations aberrantes sont que des erreurs qu’on écarte facilement. Dans un monde extrême, les observations aberrantes sont les plus intéressantes et la masse est vue comme une erreur, une miette de l’extrême. Nassim Taleb remet en cause aussi dans son livre le modèle gaussien car il tend à sous-estimer la probabilité d’apparition d’événements à fort impact. Il prône plutôt des modèles reposant sur la loi de Pareto (80/20). En gros 80% des effets sont l’œuvre de 20% des causes. Ceci ne rentre pas dans une distribution statistique basée sur la loi de Gauss. Mais il insiste sur le fait que les probabilités des événements rares ne sont pas calculables quelle que soit la distribution, alors que leurs conséquences peuvent avoir une portée considérable. La courbe en cloche de Gauss doit être utilisée avec vigilance. Elle s’adapte très bien pour des applications comme faire la moyenne d’un grand nombre de particule pour connaitre globalement leur comportement, mais cette distribution ne s’adapte pas du tout dans les phénomènes sociaux. Les économistes et trader abusent parfois de la courbe de Gauss sans songer à utiliser d’autres outils plus performants !

Par ailleurs, on a toujours l’impression que le futur continue toujours comme le passé, et cette illusion se renforce quand on exclut les événements rares. Pourtant rien ne garantit l’apparition d’un événement qui pourra tout bouleverser. Comme nous l’apporte le fameux exemple de la dinde qui est bien nourrie toute l’année. Plus le temps passe, plus elle est en confiance, « ça fait tellement longtemps que ça dure que ça n’a aucune raison de changer » pense-t-elle. Jusqu’à la semaine avant Noël, où la dinde passe à la casserole ! Cependant, douter des conséquences d’une issue nous permettra de garder un calme imperturbable. Par ce biais, l’auteur nous invite à toujours avoir un esprit critique et ouvert envers la connaissance, notre présent et notre futur.

La conclusion de ce livre, c’est qu’il faut avoir l’esprit ouvert à tout. Il n’y a qu’ainsi que l’on est prédisposé à subir les cygnes noirs. Si l’on est dogmatique, notre univers risque de s’effondrer violemment à l’arrivée d’un cygne noir. L’incertitude du futur reste ainsi la caractéristique que personne ne pourra cerner et prédire !

Par Khaouja Imane

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