dimanche , 25 octobre 2020
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Entretien avec Mme Doreen Bogdan-Martin Directrice du Bureau de développement des télécommunications Union internationale des télécommunications

Entretien avec Mme Doreen Bogdan-Martin Directrice du Bureau de développement des télécommunications Union internationale des télécommunications

Interview effectué par Lte magazine (Khaouja) avec Mme Doreen Bogdan-Martin Directrice du Bureau de développement des télécommunications à l’Union internationale des télécommunications (UIT). On la remercie bien pour avoir accepté cet entretien malgré son emploi du temps très chargé.

Mme Doreen Bogdan-Martin Directrice du L’UIT

Quels sont vos objectifs alors que vous entamez votre premier mandat en tant que Directrice du Bureau du développement des télécommunications (BDT) à l’Union Internationale des télécommunications (UIT?)

Depuis que j’ai pris mes fonctions, le 1er janvier 2019, mon ambition a été de remanier le BDT, afin d’en faire une organisation plus réactive, adaptée à ses objectifs et prête à relever les défis qui se font jour dans un écosystème numérique qui évolue rapidement. Je souhaiterais voir une organisation qui soit capable d’identifier et d’exploiter rapidement les nouvelles possibilités, de nouer de nouvelles alliances, de dialoguer plus efficacement avec les partenaires traditionnels de longue date et, surtout, d’attirer et de fidéliser de nouveaux partenaires et de s’assurer qu’ils voient leur intérêt dans la collaboration avec l’UIT.

Nous accomplissons déjà des progrès satisfaisants. Notre volonté de mettre en œuvre un nouveau système de gestion axé sur les résultats permettra d’améliorer notre approche vis-à-vis du travail et de la manière d’évaluer nos résultats, en favorisant une plus grande transparence et une plus grande rigueur dans la façon de mesurer notre efficacité.

La décision que j’ai prise de rassembler nos activités au sein de groupes thématiques essentiels produit de bons résultats et permet de mieux axer les efforts sur les questions les plus importantes pour nos membres.

Face à la crise climatique mondiale et aux phénomènes météorologiques extrêmes, qui sont de plus en plus fréquents, nous avons renforcé nos efforts dans le domaine des télécommunications d’urgence, en adhérant par exemple à la Charte de connectivité en cas de crise aux côtés des opérateurs de réseaux à satellite qui sont membres de l’UIT, et en partenariat avec le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires et le Réseau des télécommunications d’urgence du Programme alimentaire mondial.

Nous renforçons et améliorons nos nombreuses initiatives de formation aux compétences numériques dans le cadre d’un nouveau partenariat conclu avec Cisco concernant la création de centres de transformation numérique. Dix centres ont déjà été retenus en vue de participer à la première phase de ce partenariat, dont quatre en Afrique, trois dans la région Amériques et trois en Asie-Pacifique.

Enfin, nous avons lancé de nouvelles initiatives audacieuses, dont la plus notable est le partenariat GIGA, conclu avec l’UNICEF et d’autres acteurs, qui vise à fournir une connectivité Internet dans toutes les écoles et à permettre à tous les jeunes d’avoir accès à l’information, de bénéficier de nouvelles possibilités offertes et d’avoir la liberté de choix. Ce projet est d’autant plus urgent dans le contexte de la pandémie de COVID-19, à l’heure où des dizaines de millions d’enfants et de jeunes qui ne disposent pas d’une connectivité sont désormais privés de l’accès à l’éducation, aux services de santé primaires et aux informations publiques. La pandémie nous a également amenés

à élargir la portée de l’initiative GIGA, l’objectif étant de faire de la connectivité dans les écoles une ressource communautaire partagée, propre à contribuer dans une large mesure à promouvoir l’inclusion numérique de la population locale et à appuyer les initiatives connexes, par exemple dans le domaine du renforcement des capacités numériques.

Nous constatons qu’avec la libéralisation du secteur des télécommunications dans presque tous les pays, la coopération bilatérale entre les pays dans le domaine des télécommunications s’affaiblit. Est-ce que le cadre multilatéral assuré par l’UIT pourra jouer un rôle dans ce cadre et particulièrement pour les pays pauvres?

L’Internet a transformé notre monde. Néanmoins, la capacité de l’Internet à transformer nos modes de vie sera décuplée lorsque cette technologie sera entre les mains de ceux qui, depuis des générations, sont privés de l’accès à l’information et au pouvoir qu’elle confère.

La communauté internationale a l’obligation morale de veiller à ce que tous les citoyens du monde aient accès aux mêmes possibilités, dans des conditions d’égalité. Dans le monde d’aujourd’hui, faire en sorte que personne ne soit laissé pour compte signifie s’assurer que personne ne soit privé de l’accès aux TIC.

Le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, a souligné l’importance des technologies au service de la réalisation des 17 Objectifs de développement durable, dans le cadre du Groupe de haut niveau sur la coopération numérique.

Je pense que la “coopération” est ici le maître-mot. Bien que l’on se soit surtout appuyé sur la concurrence pour connecter la première moitié de la population mondiale, pour connecter la seconde, il faudra s’appuyer sur la coopération et la collaboration.

Il n’existe pas de solution simple face au défi qui s’annonce en matière de connectivité. Cette question comporte de nombreux aspects complexes, qui revêtent tous une importance fondamentale en vue d’instaurer l’avenir que nous voulons, dans lequel le numérique est généralisé.

Il est clair que l’infrastructure joue un rôle essentiel à cet égard: sans réseaux, il ne peut y avoir de services. Dans ce contexte, nous devons trouver de nouveaux modèles de financement innovants, propres à inciter les opérateurs de réseau à déployer l’infrastructure dans des régions et des marchés moins lucratifs.

La réglementation a également un rôle important à jouer afin de définir les règles et d’instaurer des conditions d’égalité pour tous. Le BDT aide les décideurs à élaborer des cadres favorisant l’inclusion et la croissance. De nouveaux modèles, tels que des “bacs à sable réglementaires”, peuvent contribuer à faire évoluer les mentalités.

Naturellement, les réseaux et les services ne sont d’aucune utilité si la population n’a pas les outils nécessaires pour s’en servir. C’est pourquoi nous axons tous nos efforts afin de développer nos activités en matière de renforcement des capacités, par l’intermédiaire des Centres d’excellence, de l’Académie de l’UIT, des travaux menés au titre de la Coalition pour les compétences, dans le cadre du Partenariat mondial EQUALS, et, bien sûr, de nos nouveaux centres de transformation numérique.

À l’initiative de l’UIT, l’Organisation des Nations Unis (ONU) a mis en place une plate-forme d’échange sur les bonnes pratiques à mettre en œuvre durant la période de crise liée au Covid‑19. Pouvez-vous nous préciser la portée de cette initiative?

Lorsque la pandémie de COVID-19 a commencé à se propager, nous avons rapidement lancé la plate-forme REG4COVID, une tribune centralisée dans laquelle les régulateurs et les décideurs peuvent échanger des informations, découvrir des initiatives et mener un débat et des échanges avec leurs homologues au sujet des mesures d’urgence propres à permettre aux communautés de rester connectées.

Nous avons également travaillé en partenariat avec l’OMS, l’UNICEF et des opérateurs pour fournir rapidement et de façon fiable des informations sanitaires sur le COVID-19 au profit des quelques deux milliards de personnes qui utilisent encore une connexion 2G. Nous avons aussi créé un recueil de ressources en matière de cybersécurité afin d’aider les organisations, les gouvernements et les utilisateurs finals à faire face à la recrudescence de la cybercriminalité et des fausses informations en ligne dans le contexte du COVID-19.

Au sein de la Commission Le large bande au service du développement durable, nous avons rapidement établi un Programme d’action pour la communauté internationale et avons collaboré avec nos homologues de la Banque mondiale, de la GSMA et du Forum économique mondial afin de définir un Plan d’action conjoint pour le développement du numérique dans le contexte du COVID-19.

De plus, à la fin du mois de juin, nous publierons des versions entièrement révisées de nos Lignes directrices en matière de protection en ligne des enfants à l’intention des parents et des éducateurs, des décideurs et du secteur privé. Cette publication intervient à point nommé, à l’heure où un nombre d’enfants sans précédent utilisent désormais l’Internet et où l’on constate une augmentation parallèle du nombre de cybercriminels et de prédateurs en ligne visant les enfants.

Enfin, la deuxième édition du Défi de l’innovation de l’UIT comportera une dimension consacrée au COVID-19, axée sur les idées permettant de renforcer la résilience des communautés grâce aux technologies numériques.

Le monde est actuellement confronté à la pandémie COVID-19. Avec quels apports peuvent contribuer les nouvelles technologies notamment la 5G, l’Internet des objets et l’intelligence artificielle dans la prise en charge des besoins spécifiques à cette situation?

La pandémie de COVID-19 a transformé radicalement le monde.

Les réseaux et services TIC jouent un rôle véritablement fondamental. Grâce à eux, la continuité des activités est assurée, les hôpitaux, les professionnels de santé et les organismes de recherche peuvent continuer de sauver des vies, chacun peut rester en contact avec ses proches et les enfants sont en mesure de poursuivre leur apprentissage grâce à l’enseignement à distance.

Toutefois, il faut garder à l’esprit que ceux qui sont connectés sont les plus favorisés. Selon les estimations, 3,6 milliards de personnes sont toujours privées de connectivité à l’échelle mondiale. En outre, pour des centaines de millions de personnes, la connexion est trop lente, trop coûteuse ou trop peu fiable pour transformer véritablement leur quotidien durant cette crise.

S’il est une chose que les évènements imprévus de ces derniers mois ont démontré, c’est l’importance cruciale que revêt l’accès à l’Internet.

J’estime que nous ne pouvons et ne devons pas considérer comme normale une situation dans laquelle une personne sur deux à l’échelle mondiale doit traverser cette crise sans pouvoir s’appuyer sur le numérique, qui constitue une véritable ligne de vie.

Alors que le monde s’attache enfin à définir une nouvelle normalité au lendemain du COVID-19, j’aimerais que l’accès au large bande pour tous soit au cœur de cette vision.

Le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, nous a exhortés à tirer parti de la crise liée au COVID-19 pour “mieux reconstruire” le monde. J’aimerais que nous allions plus loin et que nous cherchions à “mieux reconstruire, grâce au large bande”.

Dans la mesure où la technologie hertzienne occupe une place prépondérante dans les pays en développement et dans tous les marchés émergents, le passage à la 5G constituera un véritable bond en avant en termes de capacité, de moyens et de possibilités en matière de développement. Il ne fait aucun doute que la technologie hertzienne est celle que nous devons privilégier dans nos efforts visant à connecter la seconde moitié de l’humanité. L’intelligence artificielle, l’Internet des objets et les mégadonnées commencent aussi à être utilisés dans les applications à faible coût au sein des pays en développement, par exemple dans les systèmes de gestion de l’eau à faible coût et les applications d’agriculture multilingues à commande vocale pour les téléphones intelligents, l’objectif étant d’aider les agriculteurs à lutter contre les nuisibles et à améliorer les rendements des récoltes.

Je considère que, pour mesurer le déploiement effectif des nouvelles technologies, il ne faudra pas uniquement s’appuyer sur des chiffres visant à quantifier le déploiement des réseaux et des équipements. Il faudrait également évaluer dans quelle mesure ces déploiements permettent d’améliorer la qualité de vie des populations. Si nous voulons permettre à la seconde moitié de l’humanité d’avoir accès aux TIC, nos politiques doivent être bien plus axées sur l’humain. Nous avons fait la partie la plus facile. Nous devons maintenant écouter plus attentivement ceux qui ne sont toujours pas connectés et trouver des manières de leur fournir des services utiles à des prix abordables.

La prochaine phase du développement des TIC s’appuiera sur des approches collaboratives. Il est temps d’en finir avec les anciens modèles antagonistes. Cette nouvelle ère reposera sur la coopération, le partage des ressources et des mécanismes où tous les acteurs – pouvoirs publics, secteur privé et utilisateurs – sont gagnants.

Le thème retenu cette année pour commémorer la journée mondiale des TIC est “Connect 2030: les TIC au service des objectifs de développement durable”. Sachant que plus de 3 milliards ne sont toujours pas connectés à l’Internet, comment l’UIT compte contribuer à la concrétisation des 17 Objectifs de développement durable?

Le COVID-19 a dissipé tous les doutes quant au fait que les technologies numériques sont l’élément moteur qui portera des transformations propres à renforcer les efforts que nous déployons pour atteindre les 17 Objectifs de développement durable.

Toutefois, à l’heure actuelle, certains éléments font obstacle à la réalisation de progrès notables. Les investissements dans le domaine des TIC n’ont pas permis de répondre aux besoins de bout en bout dans le cadre des programmes publics. Les investissements numériques sont encore trop souvent cloisonnés, ce qui entraîne une dispersion des efforts et des doubles emplois. Des efforts considérables sont ensuite déployés afin d’intégrer les multiples plates-formes et technologies.

En conséquence, les gouvernements ne sont pas en mesure de bénéficier d’économies d’échelle et de regrouper la demande entre les secteurs.

Dans les pays à faible revenu, du fait des calendriers de financement restreints, priorité a été donnée aux résultats à court terme et au profit immédiat, au détriment de la réutilisation, de l’intégration et de la capacité d’adaptation.

Le coût nécessaire pour développer chaque solution numérique cloisonnée est prohibitif. Au cours des cinq dernières années, les grands bailleurs de fonds ont dépensé des millions aux fins de la transformation numérique. Toutefois, dans la plupart des cas, les résultats se font toujours attendre.

Parfois, il suffit d’un simple changement de paradigme pour changer véritablement la donne. Grâce à l’adoption d’une approche pangouvernementale, les investissements dans l’infrastructure peuvent favoriser le développement des services numériques à grande échelle, avec un bien meilleur retour sur investissement.

Une approche “pangouvernementale” désigne une démarche globale, intersectorielle et interinstitutions qui s’appuie sur l’évaluation des besoins des individus et sur le développement et la fourniture de services centralisés.

Le caractère interdépendant des ODD est une source de possibilités pour l’adoption d’approches communes et l’intégration au sein des institutions et entre elles, afin de créer un environnement dans lequel la réflexion s’effectue au niveau des systèmes plutôt qu’au niveau des projets, ce qui était la norme jusqu’ici.

Les indicateurs des TIC servant à classer les États Membres sont élaborés sur la base des données transmises par les administrations. Comment s’assurer que ces données sont fiables au niveau du BDT?

Les ODD définissent le cadre de développement du monde entier, et la Décennie d’action qui a été annoncée par le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, semble être le moment opportun pour envisager l’élaboration d’un indice qui reflète pleinement l’importance des ODD pour notre avenir à tous.

Dans ce contexte, le BDT consulte actuellement ses membres au sujet d’une nouvelle approche concernant les outils de mesure statistique, afin que les données, qui constituent la référence utilisée par les organismes des Nations Unies, les ONG et le secteur privé à l’échelle mondiale, soient pertinentes, fiables et adaptées aux besoins du marché.

Nous savons que les technologies numériques sont les outils les plus puissants à notre disposition pour abattre les obstacles chroniques et accomplir rapidement des progrès concrets sur la voie de la réalisation des objectifs mondiaux. Si nous parvenons à convenir d’un nouvel indice TIC axé sur les ODD, je suis convaincue que nous pouvons apporter une contribution importante en offrant aux décideurs un outil de suivi permettant d’évaluer la manière dont la transformation numérique pourrait influer sur la capacité des pays d’atteindre les objectifs mondiaux.

Cet indice permettrait d’élargir notre approche, afin de passer de l’indice de développement des TIC, dont la portée est relativement restreinte, à un indice qui reflète le rôle central des technologies dans des secteurs tels que la santé, l’éducation, les affaires, l’administration publique, l’emploi, l’alimentation et l’agriculture, ainsi que pour les questions liées à l’égalité hommes-femmes et à la pauvreté.

En adoptant cette nouvelle approche, l’UIT pourra s’acquitter plus efficacement de sa mission première, qui vise à promouvoir, à faciliter et à appuyer les réseaux, les services et les applications TIC, ainsi que leur utilisation à des fins de croissance et de développement durables dans les sphères sociale, économique et environnementale.

Grâce à ce nouvel indice, nous pourrions nous appuyer non seulement sur les données recueillies par l’UIT, mais aussi sur les mesures fiables et objectives disponibles à l’échelle du système des Nations Unies.

À mes yeux, cet indice s’inscrit dans la nouvelle approche plus globale que nous préconisons dans le cadre de nos propres activités de développement, et tire parti de manière constructive des liens étroits que nous entretenons déjà avec bon nombre d’autres organismes du système des Nations Unies, en particulier dans le cadre du Partenariat sur la mesure des TIC au service du développement.

Merci beaucoup d’avoir pris le temps de nous répondre. Je vous laisse le mot de la fin pour vous adresser à nos lecteurs un peu partout dans le monde et notamment aux décideurs télécoms au niveau de notre continent Afrique.

Pour conclure, je souhaiterais souligner combien il est important de tenir compte de la voix des jeunes dans nos efforts visant à faire de notre monde un monde où le numérique est à la portée de tous.

Les jeunes d’aujourd’hui maîtrisent bien mieux les plates-formes numériques que les personnes de ma génération ne le pourront jamais. C’est pourquoi il est absolument fondamental de faire en sorte qu’ils aient leur mot à dire dans les débats que nous menons au sujet du “monde que nous voulons”.

Ce dialogue intergénérationnel sera d’une immense utilité pour définir des politiques efficaces et inclusives qui tirent pleinement parti du potentiel de transformation de l’Internet, tout en limitant au maximum les risques que présente cette technologie.

De son côté, ma génération peut offrir aux jeunes une vision plus globale, en apportant la voix de l’expérience afin que les débats puissent tirer parti des enseignements retenus. Les personnes plus âgées peuvent également faire le lien vers des moyens efficaces pour susciter le changement, grâce à leurs réseaux personnels et professionnels et à leur compréhension des cadres et des mécanismes du pouvoir.

Juste avant la tenue de la Conférence mondiale du développement des télécommunications, qui a lieu tous les quatre ans et sera organisée pour la première fois sur le continent africain, en novembre 2021, nous prévoyons d’organiser une consultation mondiale auprès des jeunes, non seulement au sein du pays hôte, l’Éthiopie, mais également dans le reste du monde.

Ce dialogue entre les pays, les régions et les générations est très important et véritablement enrichissant. Mon projet pour la nouvelle Stratégie pour la jeunesse du BDT s’inscrit dans une volonté plus large d’apporter une plus grande diversité dans le cadre des processus décisionnels. Je crois que chacun d’entre nous peut apporter sa pierre à l’édifice. Chacun d’entre nous mérite d’avoir voix au chapitre. Jusqu’à maintenant, la voix des jeunes n’a simplement pas été assez entendue.

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