dimanche , 25 octobre 2020
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En attendant la COVID-22…

En attendant la COVID-22…

De la griffe à la grippe.

Le lion occupe une place bien distinguée dans la littérature des fables, selon les légendes et les époques, selon Kalila et Dimnat, Esope ou bien de La Fontaine… En témoigne cette fable, qui ne paie pas de mine, où un homme et un lion voyageant ensemble, discutaient des avantages de leurs vies respectives. Arrivés à l’entrée du village, le chasseur montre une statue glorifiant la force d’un homme en train d’étrangler un lion. Fier de son espèce, ou comme on aime répéter habituellement, fier de sa race, l’homme montre donc la sculpture avant de déclarer à l’animal : ” tu vois comme nous sommes plus forts que vous”. Dans un calme serein propre à ces rares sages conscients et de leur propre force et de la faiblesse de leur adversaire, le lion répond en souriant : ” si les lions savaient sculpter, tu verrais beaucoup d’hommes sous les griffes du lion”.

Tout d’abord, avant de voir dans ce lion l’équivalent d’une quelconque bête qui vient de griffonner, et comment!, l’empreinte de sa griffe sur beaucoup d’humains, l’attitude du lion prouve qu’il n’a rien à prouver au bravache vantard d’humain. Clémente comme elle était, cette bête n’avait pas besoin de faire référence à ses crocs… ses griffes suffisaient.

Elle qui est capable de dévorer totalement ce voyageur et ce en une seule bouchée, n’avait manifesté ni sa vitesse ni sa capacité à hacher son jouet, non plus. Que voulait-il dire alors proprement, ce lion, quand il a parlé de ses griffes?

Rappelons juste que” griffe ” c’est ce qui permet de saisir qui vient de “Greiffen” qui signifie saisir en allemand. Sens qu’on retrouve ensuite dans grippe-sou synonyme de l’avare qui passe son temps et déploie son énergie à saisir et à accumuler sans rien lâcher, ou enfin dans agripper soit empoigner et saisir.

Et la grippe qui n’était, à l’origine, qu’une fantaisie qui saisit l’homme, a pris ultérieurement, le sens d’un mal soudain. N’avons-nous pas entendu, au départ de la propagation de la COVID-19, qu’il ne s’agissait que d’une moins qu’une grippe : une gripette!

Enfin, ce lion faisait-il une quelconque allusion aux microbes qui nichent entre ses griffes et sa peau comme l’avait fait le coronavirus qui a siégé d’abord chez la chauve-souris, avant de s’agrafer et de s’agripper à l’homme ?

La légende qui insiste sur le “nous”, signe de l’appartenance de l’homme et le début de son racisme, ne précise pas s’il s’agissait d’un homme noir ou… Bref, le lion n’a voulu faire appel qu’à ses griffes, et pourtant, au-delà de sa férocité, il aurait pu bien vanter son énergie et sa force. Ou l’écho assourdissant de ses hurlements, plus exactement, de ses rugissements terribles qui font s’affoler les plus courageux d’entre nous. Emprisonné, c’est-à-dire bien encagé dans un cirque ou capturé entre les quatre murs d’un zoo, l’animal fait trembler celui-là qui n’a pas supporté un faux-semblant d’un confinement…

… un confinement qui n’a jamais eu lieu !

D’abord hier, avant l’avènement de la technologie actuelle, le passé douloureux et guerrier a prouvé que les textes cultuels et culturels protégeaient les individus contre les détentions et les emprisonnements : sacré ou saint, un texte ainsi qu’un poème quand ils sont appris par cœur, protègent puisqu’ils tiennent la bonne compagnie, en les récitant, et crèvent du coup l’isolement imposant. Ce genre de rituel virtuel n’a pas besoin de technologie, et n’exige ni abonnement ni aucune couverture réseau. Et pourtant, il aidait et aide encore et toujours, à moindre frais, à rompre les quarantaines et à sauter par-delà les barreaux et les murs…

Ensuite de nos jours, et toujours en tant qu’individus, nous sortons tout doucement de cette hibernation culturelle appelée confinement, à tort, car à tout moment nous n’avons cessé de traverser les murs de la captivité. Nous étions en contact instantané avec les autres et en circulation partout dans le monde via les réseaux sociaux : nous nous sommes réfugiés dans les écrans et dans les claviers : YouTube, WhatsApp, Facebook, Twitter… Nous nous sommes même réunis via ZOOM, Skype… Nous avons été sauvés par tous ces virtuels des télécoms qui nous ont aidé à apaiser l’enfer de l’enfermement.

Nous sortons enrichis de cette crise, certes, mais nous avons frôlé le pire qui aurait pu être une invasion virale naturelle terrestre, accompagnée de l’attaque d’un astéroïde par exemple ; une attaque biologique et une agression ionisante provoquant ainsi une panne de tous les systèmes télécoms, une panne gigantesque à l’échelle de la planète : à priori improbable mais bien possible comme déjà traitée dans “apocalypse Bigdataire de 2050“. Une panne qui mettrait à plat toutes nos ressources virtuelles artificielles. Pointera-t-elle avec la COVID-22? Probable…  Alors, et alors seulement, ce jour-là, nous connaîtrions le véritable confinement entre quatre murs et entre quatre mots : immobilité spatiale et asphyxie culturelle : devrions-nous nous mettre aujourd’hui à apprendre par cœur des textes qui s’avéreraient salvateurs et salutaires, en les récitant au moment venu, face au véritable confinement qui nous guetterait à l’horizon de la COVID-22?

Enfin, courant mai dernier, en tant qu’espèce cette fois-ci, nous nous sommes moqués ouvertement du confinement quand nos regards ont accompagné avec émerveillement l’arrachement de l’habitacle de “SpaceX” à la pesanteur terrestre.

Deux astronautes terriblement et triplement confinés, dans leur scaphandre, dans leur

capsule et dans leur trajectoire fuyaient une humanité, durant la pandémie, violant ainsi en flagrant délit, le confinement lors d’une trouée gigantesque et planétaire!

Quel message si urgent et si important que le binôme, se risquant à plus de 2400km/h, se pressait-il de transmettre au ciel? Une fois arrivés à destination et après les retrouvailles certainement émouvantes, quelles ont été alors les dépêches communiquées par les deux messagers ? Ont-ils rapporté justement les exploits de leur évasion au confinement ?

… un certain George pas comme les autres.

Ou bien ont-ils révélé l’événement qui a secoué leur continent d’origine suite à la disparition d’un certain George Floyd… ? Ils ont probablement rapporté qu’un coin de la planète a été le théâtre d’une opération cruellement culturelle, c’est-à-dire tristement artificielle puisqu’elle n’est point naturelle : qui pourrait prétendre que le racisme soit une tendance naturelle? Ils ont dû évidemment décrire comment George Floyd a lui aussi changé, grâce aux télécoms, la face de la Terre, et comment des manifestations semées ici ou là et répandues comme une  onde de choc ont été partagées à l’aide des réseaux sociaux…

Effectivement, un George pas comme les autres car il porte bien son prénom : George du grec “georghios” signifie : “celui qui travaille la terre” ou “celui qui retourne la terre”. Vous reconnaitrez facilement le premier terme “geo pour terre ou Terre comme dans “géométrie” ou “géologie”. La deuxième partie : “érgon” qui signifie travail, “érgon” que nous sommes habitués à lire dans “ergonomie”, ou dans “énergie” ou encore dans “chirurgie”.

Effectivement, Georges a bouleversé, labouré, retourné non la terre comme champ, mais plutôt la Terre comme globe, il l’a labourée non pas dans un sens cultural ou agricole, mais plutôt selon une signification culturelle. Suite à des protestations gigantesques, des statues dures en bronze ont été, par des manifestants, démontées et récoltées comme des fruits… Etait-ce la volonté des télécoms qui ont transmis en direct les souffrances de George?  Ou bien était-ce sa volonté à lui ? Il n’est plus là pour répondre, mais miraculeusement, son nom apporte une autre partie de réponse : “Floyd” voudrait dire, via Flood, ” volonté de dieu”!

Il fallait se méfier de la griffe des réseaux sociaux qui fait trembler, comme le fait le lion dont nous sommes partis, des institutions et qui fait chuter des statues.

Maintenant pourquoi la COVID-22?

D’abord, parce que nous sommes habitués à des rituels intermittents : des versions de téléphones qui changent tous les ans, des modèles de voitures qui apparaissent tous les six mois, des variantes de logiciels à mettre à jour tous les trimestres… Et nous devons donc nous habituer aux retours des pandémies, puisque les épidémiologistes eux-mêmes affirment que les virus sont saisonniers et périodiques : retenons les cas les plus récents du SARS-COV (2002-2004) et du MERS-COV (2012-2014).

Ensuite, il n’est pas de nature à capituler facilement, puisque d’après ce que nous avons entendu et lu, ce virus ne cesse de muter. Intelligent comme il est, il nous revisitera dans quelques années sous une nouvelle version mieux travaillée et un design plus mordant.

Enfin, on peut espérer que ce virus va nous laisser une année pour pleurer nos morts et nos blessés, une autre pour éponger nos sueurs dues à la peur et à la chaleur du confinement, et une dernière pour tenter de panser nos plaies économiques : ce qui, tranquillement, nous conduira jusqu’à 2022.

Pour finir : au moins deux enrichissements.

Un. La COVID-19 a bien marqué nos esprits par le confinement. Or le mot confinement synonyme d’isolement, d’emprisonnement, de captivité… existe bel et bien. Par contre et curieusement, le mot “déconfinement” qui exprime libération, délivrance, relaxe… n’existait tout simplement pas et n’existe toujours pas. Il ne fera son apparition dans les différents dictionnaires qu’aux prochaines éditions à partir de 2021 : enrichissement linguistique.

Deux. Malgré les drames que cette crise a provoqués, le bilan en nombre de vies est très positif. Bien des vies ont été épargnées par défaut des différentes activités humaines : les accidents occasionnés par la circulation, les accidents provoqués par le travail, les disparitions, végétales, animales et humaines dues aux diverses pollutions : enrichissements démographiques de la flore, de la faune et de l’homme…

Par Ata-Ilah Khaouja

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